Potosi et ses mines, ou comment ne plus vouloir acheter d’I-phone !

Nous sommes partis du village d’Uyuni en direction de Potosi, ville connue pour ses mines encore en activité. Quand nous arrivons, nous sommes un peu surpris : la ville est immense (environ 200 000 habitants), polluée et l’ambiance générale ressemble à une fourmilière. Il faut savoir qu’au 18 ème siècle, Potosi était la ville la plus grande du monde avant Paris et New York. Aujourd’hui, c’est la ville la plus haute du monde perchée à 4100m d’altitude. Au départ, nous ne trouvons pas un grand intérêt à cette ville. Nous décidons d’opter pour un tour dans la mine, organisé par notre hostal la Casa Blanca, toujours en compagnie de Nico (rencontré à San Pedro). Nous allons alors faire la connaissance d’un personnage incroyable, Antonio, notre guide pour l’après midi. Je ne vais pas vous faire le détail de la visite mais plutôt vous raconter une histoire poignante : la mine a été créée dans les années 1500, à l’époque de la colonisation espagnole (encore eux). Ces chers conquistadores ont découvert que les roches de Potosi regorgeaient d’argent, de zinc, d’étain et de tant d’autres minéraux, qu’ils ont décidé de les exploiter un maximum. Bien sûr ils se sont vite rendus compte que ce travail était difficile alors ils ont envoyé les Boliviens au turbin. Or, le début de l’exploitation n’était pas fructueux et de nombreuses personnes mouraient . Les espagnols ont donc fait croire aux mineurs qu’il y avait le diable sous terre et que s’ils ne ramenaient pas assez de minéraux, ce diable tuerait les habitants du village. Les mineurs se sont rendus compte de la supercherie et ont transformé cette image de diable en un dieu qui protègent la vie des mineurs et leur apporte fertilité. De nombreuses statuettes (el tío) ont été mises dans les mines et font l’objet, encore aujourd’hui, de nombreux rituels.
Cette visite nous a beaucoup touché. Actuellement, la mine permet de faire vivre la ville et ce n’est pas moins de 7500 mineurs qui travaillent 6 jours sur 7, 9 h par jour sous 14 étages de roches. Je peux vous dire que c’est oppressant. Ces mineurs se sacrifient pour leur ville car l’espérance de vie d’un mineur est de 35ans! Nous avons croisé le plus ancien (74 ans) qui travaille encore, seul, sans croiser personne, où ses seuls compagnons sont des cigarettes, de l’alcool à 96¤ et des feuilles de coca. C’est un homme complètement désorienté que nous avons rencontré, presque aveugle, avec un sourire qui en ferai réfléchir plus d’un. Vous racontez en détail tout ce que l’on a appris serait trop long, mais en résumé, les conditions de travail de ces mineurs sont déplorables et les dédommagements minimes même si la coopérative gérée par Antonio tente de changer ça.
Nous avons été tous les trois très touchés par cette visite, et j’espère que cette article vous, nous fera prendre conscience de l’origine des matériaux qui constituent tous ces objets dernier cri qui nous entourent, minéraux qu’on ne cesse de gaspiller pour avoir le dernier appareil à la mode !

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70% des gens qui viennent au Chili y retourne un jour …

Et voilà, nous arrivons à la fin de notre voyage au Chili ! Nous aurons passé 2 mois incroyables dans ce beau pays.

Nous avons été marqués par la diversité des paysages, lacs, montagnes, océan, rivières, paysages désertiques, volcans ; et tous les climats : chaud, froid, humide, … Vous l’aurez compris, le Chili est d’abord une mine d’or pour la nature qu’il nous offre.

Le Chili, c’est aussi les chiliens ! Evident, vous allez dire, mais il faut souligner leur accueil chaleureux, sans attente de retour, généreux, les qualificatifs ne manquent pas pour dire que les chiliens sont des gens formidables. Nous avons fait de magnifiques rencontres ici, et nous espérons garder ces contacts, d’une part, et réinvestir ce que nous avons appris d’eux à notre retour en France.  Les français ont beaucoup à apprendre à ce sujet.

Enfin, ce qui nous aura sans doute le plus marqué, est l’histoire du Chili ! Nous avons eu du mal à percevoir l’identité propre du Chili, tout simplement parce qu’ils n’ont cessé d’être colonisés ! Toutes les ethnies qui vivaient ici ont été exterminées, à l’exception des Mapuches qui subsistent encore. Les espagnols, les allemands, quelques français, les américains ont amenés dans ce beau pays leur culture en détruisant la diversité qui régnait ici. Le gouvernement n’a bien sûr pas aidé, comme vous avez pu le lire dans l’article de Pl. Le Chili se développe très rapidement et le tourisme envahit les villes et les villages, transformant encore, les paysages (construction de routes) et la population. Nous espérons que cette expansion n’ira pas trop vite pour ne pas,  à terme, détruire le peu d’identité qui lui reste. Le tourisme au Chili, super, mais rappelons-nous que nous ne sommes pas les maitres du monde !

Nous en profitons pour remercier toutes les personnes que nous avons rencontrées au Chili (et un peu d’Argentine) : Anaïs et Edouard, David et Evelyne, Ména, Bénédicte et Guillaume, Pauline et Hervé, Julio Ignacio et toute sa famille,Mathias, Julio de la carretera et Soledad (et Maria Laura), Alexis, Corona, Nelson, Flaco,  Syl, Vince et leur petit bout, Baptiste, Mariella et Alvaro, Margarita et Josepha, Myriam, Manue et Felipe, La clic de San Pedro : Nico, Coralie, Renald, Juliette, Marie-Jo, Hubert, Benoît, Joëlle, Loulou, Tiago, Gabriel, Sophie et l’épicier du coin…

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San Pedro de Atacama et Uyuni : plein les yeux!

Comment regretter d’avoir abandonné enfants, chéri, animaux pour plus de 2 semaines pour rejoindre les 2 zozos ??? Et bien au risque de paraître pour une mère indigne…c’est impossible !!!

Avant d’aller plus loin, un petit mot pour vous rassurer : pololo et polola vont bien ! Ils ont trouvé leur rythme de vie de baroudeurs ; un bel équilibre entre l’organisation de leur périple, les rencontres, les découvertes, la vie de couple…

A mon arrivée à Santiago nous avons visité quelques lieux de la capitale : Cero Santo Cristobal, musée de la mémoire (cf article très prenant de Pluk), bars, marché artisanal, café… Mais pas trop quand même car la ville c’est pas notre point fort à tous les 3. Nous voilà donc parti en week end au bord du Pacifique avec mon amie de Fac Manuela qui nous a accueillis chaleureusement avec son pololo Felipe à Santiago. Direction la côte : Isla Negra, Valpareiso, Vina del mar. (articles à venir)

Passons maintenant aux choses sérieuses, direction San Pedro de Atacama, petite oasis au milieu du désert le plus aride du monde. Nous avons eu la chance de trouver un guide unique de par sa personnalité et sa capacité à nous faire vivre des instants « WAAOOOUUUUU » dans un désert….vraiment désert !!

Nous avons découvert les énigmatiques valléesdu désert d’Atacama en commençant par un pti dèj sur la pierre du coyote u lever du soleil avec une vue impressionnante sur la Cordillère des Andes et la cordillère de sel. Une fois l’astre Soleil dévoilé, direction la vallée de la mort et la vallée de la lune pour découvrir canyon de sel, grottes et dune avec vue à 360° sur ces paysages rappelant Mars.

Puis direction la vallée Hierbas bunas où nous pouvons observer la plus grande concentration de pétroglyphes de la région, écouter l’histoire des Atacaménos et comprendre la valeur de la Patchmama (la Terre Mère). Plus loin, la merveilleuse vallée arc en ciel : formation géologique aux surprenantes couleurs correspondant à l’ancienne chaudière d’un volcan disparu.

Le lendemain, après un passage sur le tropique du Capricorne, en route vers le canyon de quebrada nacimiento à 3500m d’altitude pour un pic nic de spécialités régionales. Puis ballade digestive aux Piedras Rojas qui se trouvent sur les berges d’une lagune miroir. Ces pierres sont une ancienne coulée de lave de couleur rouge intense. A 4200m, nous découvrons les lagunes Meniques et Miscanti, bleu turquoise à vert émeraude, elles reflètent en elles les volcans portant le même nom.

La journée dévoilera sa dernière surprise dans la lagune de Chaxa où nous observons les flamands pendant le coucher du soleil.

Dernierjour d’excursion…randonnée dans un canyon au beau milieu de la vallée aux cactus géants de Guatin. Puis à 4000m, sur une coulée de lave, nous admirons la chaine volcanique andine en dégustant un Asado a la Chilena (BBQ traditionnel de viandes blanches, rouges, chorizos…) bien arrosé de vin.

A 4320m, lorsque le frais du soir se fait ressentir, nous nous baignons dans une eau thermale à plus de 37°, nous profitons du coucher du soleil (passons le moment de la sortie de l’eau dans le vent froid !) pour observer les 1ères fumerolles des Geysers del Tatio lors de la ballade dans le champ géothermique le plus haut du monde.

J’ai beau essayer de vous faire partager notre séjour, je n’y arriverai pas. Aucune photo ou explication ne pourra remplacer les sensations vécues ici : notre petitesse par rapport à la grandeur de la Patchmama, la gentillesse des Atacaménos, la folie de notre guide Chago, les merveilleuses rencontres de notre groupe avec qui ce fut plus qu’un plaisir de partager cela.

Et maintenant…il faut qu’on s’arrête, on a un sac à préparer pour notre départ en Bolivie demain !

Laureline

Un bref mot sur Uyuni où c’est bel et bien le salar qui nous a conquis ! Nous n’avons pas eu trop de chance avec le temps mais nous avons quand même pu profiter un max de cette aventure en 4 x 4 pendant 3 jours, avec Micky notre chauffeur, Nico notre acolyte français, et bien sûr Loulou (et deux autres brésiliens). Nous avons dit aurevoir à Laureline à Uyuni, avec tristesse. Nous voilà parti pour Potosi !!

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Pucon et ses environs, sportives et dénaturées par le tourisme

À notre arrivée à Pucon, nous retrouvons les hostals que nous n’avions pas fréquentés depuis un moment. Il nous faut nous réadapter à l’anglais et au fait d’être entourés de touristes. La 1ère journée est très tranquille puisque nous vivons notre 1er vrai jour de pluie où nous en profitons pour aller nous baigner dans les eaux très chaudes (42°) de Pozones. Cette journée se conclue par une bière, un pisco et une bonne pizza !

Le lendemain, nous parcourons près de 50 km en vélo pour découvrir un très bel endroit sous un soleil radieux : rivières, des fermes isolées sur un écrin de verdure magnifique, des cascades, des lacs, des animaux, bref un paysage superbe et reposant (si on met de côté les longs km de pédalage!). En revenant sur Pucon, nous pouvons admirer le magnifique volcan Villarica encore en activité, comme en témoigne la fumée à son sommet et ses reflets rouges la nuit.

Le jour suivant nous visitons un parc luxuriant avec lacs et arbres énormes où nous marchons pendant 5 bonnes heures. Nous sommes cuits surtout Jenn!
Pucon, Puerto  Varas et Frutillar  (les villes que nous ferons aux alentours) sont très mignonnes mais ont un grand air de suisse allemande!  De nombreux allemands sont venus s’installer là, ce qui fait que ces villes sont séparées en 2 parties : les étrangers colonisateurs où tout est bien propre, bien rangé, avec des maisons « typiques » (chalet suisse), des belles écoles, un centre culturel et des restaurants hors de prix. Et plus haut, près des grands axes, se trouvent les chiliens dans beaucoup moins de confort et de propreté ! Le camping sauvage que nous avons fait au bord du lac Llanquihue était à l’image de cette fracture : un paysage magnifique avec un lever de soleil sur le volcan Osorno mais qui laissait apparaître des monticules de déchets ! Je crois n’avoir jamais ressenti ça, la nature était sale!    Ah les dégâts que peuvent faire le tourisme !!

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« El pueblo unido, jamàs serà vencido »

Cet article va contraster avec les autres et va plutôt prendre la forme d’un billet d’humeur, mêlant histoire, politique, économie. A priori rien de transcendant avec des paysages exceptionnels, mais je tenais à partager ça car c’est assez déroutant.

N’étant pas un spécialiste, je vais tenter de résumer ce que l’on a pu voir et entendre au musée des droits de l’homme de Santiago (parlant de la dictature de Pinochet)   et de ce que nous ont raconté des chiliens.

Le Chili possède des ressources minières exceptionnelles (cuivre, lithium…). Les espagnols colonisateurs sont venus exploiter ces richesses depuis 500 ans. A l’indépendance en 1810, une République à vu le jour, mais 14 familles étaient propriétaires de toutes ces richesses et il y avait une grande pauvreté dans le pays.

Quelques mineurs se sont révoltés au début du 20ème siècle,  mais ont tout simplement été massacrés (1200 mineurs) ce qui a refroidi les ardeurs de volonté l’égalitarisme pendant plusieurs décennies.

Dans les années 60, des voix ont commencé à se lever pour plus d’égalité : Pablo Neruda, Victor Jara, Salvadore Allende… Ce dernier est parvenu au pouvoir en 1970 et a décidé de nationaliser les mines pour que les richesses produites profitent à tout le pays. Le problème est que ces mines étaient détenues par des multinationales américaines. Les USA ont donc fait en sorte que Allende quitte le pouvoir en organisant des fausses pénuries (via une grève des camions) ce qui a par voie de conséquences amène le coup d état de 1973 et l’arrivée au pouvoir du dictateur Augusto Pinochet. S’en est suivi 20 ans de censure, de répressions et de massacres d’intellectuels et de résistants.

A l’époque actuelle la dictature n’est plus là, mais seulement 30 % des mines appartiennent à l’état, le reste à des multinationales. Alors certes le pays a évolue et n’est plus un pays pauvre,  mais les inégalités sont impressionnantes !  Quand on sait les richesses produites par le pays (cuivre, lithium, fruits, vin, tourisme. ..) et que l’on voit de partout des gens qui essayent de survivre en vendant tout et n’importe quoi (papier toilettes, nourriture,…) ,ça laisse vraiment à réfléchir. Il y a même des gens qui vendent des choses dans les tunnels lors des embouteillages ! La famille de Pinochet possède encore de très grandes entreprises (compagnies de bus par exemple) et personne n’a jamais été jugé….

J’ai tenu à écrire cet article car je trouve que l’exemple du Chili reflète bien le monde dans lequel on vit. Voir qu’à cause de quelques personnes prêtes à tout pour s’enrichir, tant de personnes galèrent  cela m’attriste et est révoltant.

Ce que j’attends en écrivant cet article c’est de partager cela et que vous réagissez si vous voulez au moment où l’affaire des Panama Papers frappe l’Europe.

Bonus ou plutôt malus : l’exécution de Victor Jara. Victor Jara était un chanteur très populaire, mais était un proche de Allende et Neruda. Pendant la dictature, il était donc un ennemi pour le gouvernement car ses textes engagés pouvaient géner. Il a été arreté et  envoyé dans le stade de Santiago qui servait de camp de détention. Des soldats l’ont amené en le tirant par les cheveux (il avait les cheuveux longs, ce qui était interdit dans le pays). Puis ils lui ont broyé les mains et lui ont demandé, maintenant, joue nous quelquechose à la guitare. Il a essayé et à ce moment là, les 60 000 prisonniers du stade ont repris en coeur le slogan d’Allende inventé par Victor Jara : « el pueblo unido, jamàs serà vencido » (le peuple, uni, jamais ne sera vaincu), c’est à ce moment-là que les soldats l’ont fusillé.

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Un Julio peut en cacher un autre (voire 2)

 

Après la découverte des paysages Sud-Américains, où on n’ arrête pas de dire « wahoo » on a pu découvrir l’hospitalité chilienne où là aussi wahoooo! Ou plutôt « c’est ouf »! Enfin bref les superlatifs ne manquent pas. Et c’est grâce, entre autres, aux Julio(s) que l’on a pu découvrir ça!

Le, ou plutôt les premiers que l’on va présenter (pas le premier rencontré pour ceux qui suivent un peu notre blog, mais là je pense que seulement nos parents peuvent être si attentifs aux détails, me trompe-je?) sont les Julio(s) de Maullin. A prononcer Maochine mais sans vraiment dire ch mais plutot llch bref on n’y arrive pas.

Maullin est un petit pueblo près de Puerto Montt et de l’île Chiloé. Nous avons rencontré Julio Ignacio par le biais de couchsurfing (un site internet où des gens peuvent décider d’accueillir gratuitement des voyageurs chez eux). Il vit avec sa famille, dont son père qui s’appelle aussi Julio (mais pas Ignacio), dans une ferme au milieu de la campagne. Nous pensions rester 2 jours, nous avons prolongé le séjour pendant 5 jours ! Mais on se sentait bien entourés d’animaux de la ferme (veaux, vaches, cochons … chiens, oies, poules, canard), chouchoutés par la maman qui nous faisait des plats toujours meilleurs (empanadas frits, strudle, …. on a eu du mal à rivaliser quand on a cuisiné français pour eux…), guidés par le père qui nous a dévoilé les secrets de la fabrication du fromage (très bon pour un fromage chilien, même si différent de notre comté fétiche)… Et que dire de Julio Ignacio et de son frère et de leurs amis/cousins, avec qui on a partagé soirées , délires (bim bam boum), découverte de l’Océan Pacifique, balades en rivière, …. Bref un grand moment qu’on oubliera surement pas ! D’ailleurs on les attend du coté français !

On a aussi profité de ce séjour pour aller sur l’ile de Chiloé, ça ne restera pas notre meilleur souvenir (en même temps on voulait louer une voiture un samedi de Pâques, du coup on a un peu galérer), mais il y a du potentiel. On a fini la journée plus positivement puisque des Chiliens bien sympas nous ont remonté en Stop près de la maison de Julio Ignacio.

Le 2ème Julio  est donc pour ceux qui ont suivi le blog …………… Allez je vous laisse un peu réfléchir encore……………. Et bien, il s’agit du Julio qui nous avait remonté sur la Carretera Australe en stop (autrement dit notre sauveur!). Mais, hospitalité chilienne oblige, il ne s’est pas contenté de son rôle de sauveur ! En effet, il nous avait proposé de venir chez lui, chose que nous avons faite! Et là nous plus, on n’a pas été déçu! Après une visite guidée de la route des vins et de la région centrale du Chili, nous avons pu aller à la fiesta del vino de Rengo (avec 35000 personnes!), découvrir le Rodeo chilien (très différent du rodéo américain), faire un asado (barbecue) et déguster toujours plus de spécialités chiliennes, et profiter de bons moments en compagnie de Julio, sa femme Soledad et de leur petite fille de 6 mois. Là aussi, durant ces 2 jours, la générosité a trouvé une belle définition !

Pour conclure, merci à tous les Julio(s) et leur entourage !!

 

Nos vemos en Francia!

 

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La carretera Autral : hacer dedo ou hacer dodo !

« El viento viene… por la carretera » dixit Manu Chao, eh ben pas manqué, on s’en est pris des vents sur cette  carretera Austral, et aussi du vent au sens météo du terme. On avait pour projet de remonter cette route du Chili en stop, de Los Antiguos à Puerto Montt. Les chiliens pour faire du stop, disent « hacer dedo » (faire du doigt… sans connotation). Pour nous, ça s’est plutôt terminé en hacer dodo !

Après avoir été obligés de patienter un jour à Chile Chico pour attendre un bateau, on a eu des débuts plutôt prometteurs où deux voitures nous ont emmenées sur environ 150 km (sur les 832 au total). Nous avons marqué un beau stop dans la ville fantôme de Manuhueles. Calme plat pendant 5h ! On se résout à prendre un bus. Le lendemain, rebelote ! 5h d’attente, en vain ! Encore une fois, on prend un bus jusqu’à Chaiten, sur une route plus que cabossée.

Heureusement, le lendemain va nous redonner le sourire. Après une belle chute dans le caniveau de Jenn (à 6h du mat’ en pleine nuit), la voiture de Julio et sa fine équipe va nous emmener jusqu’à notre destination finale (sur 256km). On découvre l’hospitalité chilienne et de sacrés personnages! On transitera par 3 bateaux durant la journée et le reste du temps à 7 dans le pick-up, rythmé par les chansons et blagues des acolytes (et d’un lièvre en guise de pti déj).

On finira la journée avec un resto en leur compagnie (oui le voyage est long) et on partagera le logement avec certains d’entre eux et aussi quelques bières, qui pour un ravitaillement nocturne, vont nous faire connaitre les carabineros chiliens.

Bref, une sacrée journée riche en émotions pour conclure cette caretera Austral où les paysages, très beaux, ne seront pas notre plus grand souvenir.

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Heplx chez deux argentins écolos jusqu’au bout des doigts et leur petit bout chou !

Après trois semaines de consumérisme intense et de sentiers touristiques, nous atterrissons chez ce couple franco-argentin (nous ne les nommerons pas pour préserver leur vie privée). Nos journées étaient bien rythmées :

  • un petit déj ensemble où l’on prenait le temps de se réveiller avec au menu avoine, fruits du verger et la confiture de cerises (« cereza ») maison, un pur délice !
  • A 9h30, on attaquait la construction d’une future maison faite de rondins de bois et de paston (boue + argile + sable + épines de pin + sciure + eau). Les premiers jours on été consacré au montage des murs. On incorporait des bouteilles pour laisser entrer la lumière. Les jours suivants, le paston venant à manquer, nous avons attaqué un nouveau « mezcla » (mélange) où on pataugeait pieds nus dans la boue (et ça nous gênait pas contrairement à ce que disait Michel Delpech).
  • Après un délicieux et copieux (surtout pour Baptiste un autre helpxeur :P) repas végétarien, nous avions l’après-midi de libre. Nous l’occupions en siestant, jardinant, bricolant, jouant avec les chats et/ou le pti bout de chou, … les activités ne manquaient pas.
  • On terminait par une soirée dans notre « casita » à se faire de bons ptits plats (enfin des gros) et en refaisant le monde parfois autour d’une bouteille et d’un dessert.

Bref, une semaine riche en découvertes, qui nous a permis de voir un mode de vie réellement respectueux de l’environnement (par exemple ils ne produisent presque aucun déchet) et qui nous a donné envie de s’en inspirer.

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Los condores

Les condors sont les emblèmes de la Cordillères des Andes. Nous retrouvons ces stars dans de ombreux poèmes, chansons, etc. C’est pourquoi, il nous a semblé important de leur dédier un article (c’est notre côté instits, ça).

Pour les distinguer, ils ont le plumage noir avec des touches de blanc (« un collier »). Le mâle a une crête rouge sur la tête, pas la femelle. Le jeune n’a pas le même plumage que ses parents. Il doit attendre 7 ans avant de ressembler au beau condor !!

Ils se nourrissent uniquement de viandes mortes, ce sont des carnassiers. Ils ne chassent donc jamais. On les appelle les nettoyeurs des Andes car grâce à eux, la viande ne pourrit pas et n’apporte pas de maladie.

Ils utilisent les courants pour planer, il n’utiliser donc que peu d’énergie pour voler. Cela leur permet d’être dans les airs pendant des heures (pratique pour trouver sa nourriture).

Ils pondent un œuf à chaque fois et élèvent un jeune pigeon tous les 2 ans. Les condors sont le signe que l’environnement est sain. Ils s’éloignent petit à petit avec l’augmentation des villages, des lignes électriques…

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El Chaltén et ses randos

Nous arrivons après 3 h de bus à El Chaltén, un petit village perdu au milieu de la route 40, en plein cœur de la steppe patagonienne. Nous avons encore beaucoup de chance car il fait un temps magnifique pour l’ascension permettant d’être au pied du Fitz Roy.   D’autres petites randos s’offrent à nous et nous nous séparons le temps de la matinée pour varier les difficultés (dur pour PL et facile pour moi). L’ambiance est différente de celle du Torres, les randos pouvant se faire à la journée et étant plus accessibles. Bref, c’est encore superbe, les paysages sont toujours aussi gigantesques, lacs, montagnes, roches, steppes, nous avons l’embarras du choix. Nous en profitons un maximum car vendredi soir, nous partons pour Los Antiguos (environ 11 h de bus) et les paysages risquent d’être différents. Nous délaisserons un temps les beaux paysages pour se rapprocher plus des gens et commencer nos 1er helpx, wwoofing et couchsurfings !

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